lundi 8 décembre 2008

Tirant le Blanc


C’est le nom d’un roman catalan écrit au XVe siècle – un incunable, du fait que c’était l’un de premiers livres à être imprimé avec le procédé de Gutenberg. Ses histoires de chevaleries ont inspiré de nombreux aventuriers à l’époque de la Conquête, encourageant les Conquistadores à découvrir le Nouveau Monde et à vivre ainsi les péripéties du héro du roman. Tirant lo Blanc (en catalan), de Joanot Martorell, a aussi inspiré d’autres écrivains, parmi eux Miguel de Cervantes Saavedra, avant son Quichotte, le Péruvien Mario Vargas Llosa dans les années 50, ou le Mexicain Antonio Sarabia, qui assure avoir fantasmé sur les passages érotiques du roman pendant son adolescence.

Un tel livre est une véritable référence pour la littérature universelle ; cependant, il a tardé à être traduit au français. En 2003, les éditions Anacharsis ont publié le premier Tirant le Blanc directement traduit de la première version catalane ; tirage qui s’est rapidement épuisé.

Un nouveau tirage vient tout juste de paraître. Rencontre avec l’éditeur Frantz Olivié qui nous parle de l’incroyable épopée d’un classique de tous les temps.


Plus d’information :


Tirant le Blanc chez Anacharsis

Préface de Mario Vargas Llosa

Tirant le Blanc sur Wikipédia


Interview intégrale de Frantz Olivié








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lundi 24 novembre 2008

Tijuana Sound Machine


C’est le nom de l’album le plus récent de Bostich et Fussible, deux groupes du projet électronique mexicain Nortec Collective. Comme son nom l’indique, ce collectif, qui est réuni depuis 1999 dans le but de faire connaître leur proposition musicale, a sorti un premier album en 2001. C’était le premier opus d’un style qui reprenait les sons typiques de la musique traditionnelle du nord du Mexique (norteña et de tambora) pour les utiliser en tant que samplings dans des compositions électroniques.

La musique norteña, caractérisée par la présence d’instruments tels que l’accordéon, le tuba, les trompettes et les tambours, est depuis toujours l’ingrédient clé du son de ce collectif. Cette musique trouve ses origines dans l’arrivée des immigrants tchèques et bohèmes, qui ont apporté des styles comme la polka, en plus de l’accordéon. Ces rythmes ont été rapidement intégrés à la musique populaire.

Après les albums de la collection The Tijuana Sessions, la musique nortec (mot qui définie la fusion entre la musique norteña et le techno), née de la scène électronique de Tijuana, revient avec Bostich et Fussible avec l’album Tijuana Sound Machine. Un album qui est sorti en France sous le label Because Music. Un très bon prétexte pour sortir son sombrero du placard et boire une corona à l’ombre d’un cactus en écoutant de la musique électronique à la fois originale et traditionnelle, made in Tijuana.

Plus d’information :
Nortec Collective sur Myspace
Tijuana Sound Machine sur Myspace (Bostich+Fussible)
Nortec Collective sur le site du label Because Music

Morceau joué (titre – groupe) :

The Clap – Bostich+Fussible (Mexique, www.myspace.com/tijuanasoundmachine)

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A la cola !

Au Mexique (et sûrement dans beaucoup d’autres pays), ce serait le cri que vous entendriez immédiatement si vous osiez éviter la queue pour entrer au cinéma, acheter des billets pour un concert, ou las tortillas ou encore un produit « dernier cri ». Même si le fait de faire la queue ne plaît à personne, on essaye de respecter ceux qui sont arrivés avant et comme ça de rendre plus cordiale la vie en société. On n’hésite pas à demander qui est le dernier pour se mettre derrière. Cette émission est dédiée à cette habitude que les Français ont du mal à respecter, dans certaines situations spécifiques, comme l’entrée au cinéma, la montée dans le bus, etcétéra.
En France, au lieu de former une file, le chaos s’impose et le gagnant est celui qui a le plus poussé et qui, paradoxalement, a eu la patience de supporter le désordre. Faire la queue n’est pas toujours facile : cela suppose un bon temps d’attente et nécessite d’avoir la patience d’un saint. Mais si vous croyez que les Mexicains sont très respectueux dans toutes les situations qui imposent de faire la queue, pourquoi est-ce qu’on crie autant « ¡a la cola! » ?


Le dessinateur argentin Martin Bianchi a très bien su illustrer le fait de faire la queue (sur l’image, on voit bien une critique des sujets qui sont considérés comme les plus importants durant les réunions du G8 en 2005, en ce cas-là, la sécurité).






Plus d’information :

Émission de Canal Académie sur l’histoire de l’expression « faire la queue »

Article critique sur Marianne sur le fait de « faire la queue »


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mardi 11 novembre 2008

Vivan los Fabulosos


On les croyait séparés depuis 2002 en Amérique latine. Vincentico, leur chanteur, a commencé une carrière soliste très réussie, mais la légende avait déjà laissé un grand vide dans la mémoire collective d’une énorme foule de fans. Depuis 1985, Los Fabulosos Cadillacs ont donné un nouvel élan au ska et au reggae en les mélangeant avec la salsa et d’autres rythmes caribéens. Ce groupe de Buenos Aires est devenu peu à peu la voix de millions de personnes contre les inégalités, à travers les sujets traités dans quelques-unes de leurs chansons, mais aussi de la fête, de la joie de vivre.

Ils ont collaboré avec des musiciens renommés, comme Celia Cruz, Debbie Harry (Blondie), Mick Jones (The Clash) ou Fishbone. En 2000 ils reçoivent le MTV video music award pour le prix du public de la meilleure vidéo. Cette même année, ils jouent pour la première fois au festival Vive Latino à Mexico. Ils ont justement fait leur réapparition sur scène en 2008 dans le cadre de ce festival, en surprenant tout le monde et en annonçant leur come back, alors que personne n’y croyait plus. La pochette du nouvel album a été créée par l’illustrateur mexicain Dr. Alderete, qui au début n’arrivait pas à croire que ce groupe mythique voulait travailler avec lui. L’album s’appelle « La Luz del Ritmo », et contient cinq nouveaux titres, six nouvelles versions d’anciennes chansons et deux reprises qui vous vous transmettront la fièvre de cette légende de la musique latino-américaine.


Plus d’information :

Site de Los Fabulosos Cadillacs

Los Fabulosos Cadillacs sur MySpace

Los Fabulosos Cadillacs sur YouTube

Site de Dr. Alderete


Morceau joué (titre – groupe) :


El Genio del Dub – Los Fabulosos Cadillacs (Argentine, www.myspace.com/lfcoficial)


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Quand les morts reviennent


Comme chaque année, la fête des morts est célébrée pour rendre hommage aux ancêtres les premiers jours de novembre. Une tradition mélangée avec les coutumes religieuses de la Toussaint, mais qui trouve ses origines dans une époque perdue de la mémoire des anciennes civilisations préhispaniques. Construire un autel, le décorer avec des cempasúchils (rose d’Inde), cuisiner les plats préférés des ancêtres (dont on croit qu’ils reviennent nous rendre visite ces jours-là), ajouter leurs photos et leurs objets favoris, les chanter : tout cela n’est qu’une partie de la tradition, qui s’est enrichie d’autres coutumes au fil du temps. Une fête remplie de couleurs, d’arômes, de cultes, qui malheureusement est de plus en plus remplacée par la tradition anglo-saxonne — et commerciale — de Halloween. Mais on s’amuse encore à faire des calaveritas (poèmes sur la mort), à offrir des têtes de morts en sucre et à manger le délicieux pain de mort, typiques pendant la fête des morts, pour préserver la tradition et se souvenir de ceux qui ne sont plus parmi nous.
On aime se moquer de la mort en lui donnant beaucoup de noms et en l’habillant de diverses manières. C’est pour ça que vous la trouverez parfois avec une robe élégante (comme la Catrina, représentation métaphorique de la classe riche créée par José Guadalupe Posada) ou habillée en mariachi.
La tradition de la fête des morts, c’est quelque chose à ne pas rater lors d’une visite au Mexique à cette époque de l’année, spécialement à Mixquic, Pátzcuaro ou Oaxaca. (Photo : Autel au Centre historique de Mexico par Caliope sur Flickr)

Plus d’information :
Fête des morts sur Wikipédia
Article sur la fête des morts
Le cempasúchil sur Wikipédia
Le pain de mort sur Wikipédia
La Catrina sur Wikipédia
José Guadalupe Posadas sur Wikipédia
La Calavera sur Wikipédia

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lundi 27 octobre 2008

Guitares furieuses en France

RODRIGO Y GABRIELA : Diablo rojo - Taratata
Taratata N°268 (France 4 - Diff. le 09/05/08)

Le duo de guitaristes mexicains Rodrigo y Gabriela réalise en France et en Europe sa dernière tournée de l’année. Ce duo a recueilli de nombreux compliments de la critique musicale dans le monde entier. Même le public qui ne les connaissait pas auparavant devient fanatique de la façon enflammée dont les deux musiciens jouent de leurs guitares.
Leur premier album, nommé simplement Rodrigo y Gabriela et produit par John Leckie (Radiohead, Muse), montre l’image d’un œil de crocodile et les guitaristes superposés. Tel était le désir des artistes de ne pas réaliser un design qui criait « guitaristes mexicains » ni « couple » sur la pochette. En même temps, l’image nous fait penser à Tamacun, le personnage mexicain que le duo a rencontré à Ixtapa et pour qui ils ont composé un morceau. Même si leur style nous rappelle le flamenco, ils affirment que ce n’est pas le cas : « On aime beaucoup le flamenco, mais la seule similitude c’est que notre musique est jouée avec des guitares et qu’elle est très rythmique. »

Suite à leur tournée au Japon, Rodrigo y Gabriela sortiront un nouvel album avec DVD le 20 octobre sous le label français Because Music. Ils seront en concert à Lyon le 20 novembre, à Nantes le 22 et à Toulouse le 23, au Bikini. À découvrir absolument en live.


Plus d’information :
Rodrigo y Gabriela sur MySpace
Site officiel

Mini-site français

Rodrigo y Gabriela sur Le Bikini


Morceau joué (titre – groupe) :

Tamacun – Rodrigo y Gabriela (Mexique, www.myspace.com/rodgab)

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Un vrai guacamole


C’est l’un des choses qui peuvent manquer à un mexicain. On peut le trouver dans les supermarchés, mais surprise ! Ils ont de l’avocat, mais de fois le minimum possible. J’en ai vu du pois chiches, de l’ail, du cumin et d’autres ingrédients qui l’éloignent d’un vrai guacamole. En plus d’être mieux au naturel, il est très facile à préparer, et plus simple de ce qu’on peut penser. En on peut trouver les ingrédients en France ! Ce qui est bien parce que de fois faire un plat typique de n’importe quel pays étranger, devient compliqué sans les ingrédients d’origine. On parvient à cuisiner quelque chose qui ressemble, mais il est pratiquement impossible obtenir le même goût.


En Mexique on a l’habitude d’ajuter piment (chile) à nos plats. Le guacamole c’est ne pas l’exception. Ce n’est pas grave, la recette que je vous donne n’inclus pas cet ingrédient inflammable. Vous avez envie de le préparer ? Allez ! Écoutez le podcast de cette émission et notez la recette. Je sais, vous pouvez, peut-être, le trouver sur Internet, mais vous raterez l’occasion de découvrir Cruzando el Charco !

Plus d’information :


L’avocat sur Wikipédia (français)

L’avocat sur Wikipédia (espagnol)


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mardi 21 octobre 2008

Les saveurs des Caraïbes… depuis Puebla


Comme le fruit parfumé des tropiques sud-américains dont ils ont pris le nom, Guanábana, la musique instrumentale de Los Guanábana est imprégnée des rythmes des Caraïbes. Quand ils ont créé leur groupe il y a six ans à Puebla, au Mexique, les neuf membres ne s’imaginaient pas que leur projet sortirait de la salle de répétitions du quartier Universidades.

Ils ont enregistré leur premier album, intitulé Heart-beats, en 2008. Il a été produit par Dr. Juan Ramoz, qui les a accompagnés ces dernières années et qui a joué un rôle fondamental dans la construction du « sonido Guanábana ». La présence de Victor Rice (musicien et producteur new-yorkais) dans quelques morceaux a été pour eux une expérience unique de travailler avec l’un des personnages les plus influents de la musique jamaïcaine contemporaine, à l’origine du third wave ska style. Los Guanábana ont reçu le prix Indie-O Music Awards 2008 pour le meilleur disque de reggae/ska de l’année.

Mais la musique de Los Guanábana va encore plus loin : plus que de simples battements du cœur, elle nous fait danser dès les premières notes… A consommer sans modération.

Plus d’information :
Los Guanábana sur MySpace
Guanábana, le fruit, sur Wikipédia


Morceau joué (titre – groupe) :

El Día que se fue la Luz – Los Guanábana (Mexique, www.myspace.com/losguanabana)

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lundi 20 octobre 2008

Dans la peau de l’assaillant


Sélectionné à Toulouse lors de la onzième édition de Cinéma en Construction organisé par l’ARCALT, El Asaltante (l’Assaillant) est désormais sur les écrans français. Ce film a obtenu le coup de cœur de la Semaine de la Critique à Cannes en 2007.

Dans ce long métrage du réalisateur argentin Pablo Fendrik, le spectateur suit de très près un homme qui est sur le point de mettre à exécution un plan qu'il a préparé depuis longtemps. La caméra nous met, depuis le début, du côté du personnage en nous rendant complices, car on vit les situations les plus intimes de la trame d’une histoire qui se déroule sur un peu plus d’une heure.

Le secret d’El Asaltante se trouve dans la mise en scène, qui est éblouissante et où chaque seconde est importante.

Même si ce film fera sûrement partie du festival Rencontres des Cinémas d’Amérique Latine qui aura lieu à Toulouse du 20 au 29 mars 2009, El Asaltante sera présenté en avant-goût du festival le mercredi 5 novembre à 20h30 au cinéma ABC (Centre culturel Alban Minville). Un verre d’amitié vous attend lors de la projection.

Plus d’information :

Site d’El Asaltante


Morceau joué (titre – groupe) :


La Iguana – Julio Revueltas (Mexique, www.myspace.com/juliorevueltasmusic)

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Des belles lettres latinas en France

Plusieurs écrivains latino-américains sont venus en France dans le cadre du festival Belles Latinas, organisé par la revue Espaces latinos depuis 2002. Cette initiative vise à mettre l’accent sur les littératures latino-américaines contemporaines à travers des rencontres réalisées dans divers endroits culturels des principales villes du pays. Parmi les invités de cette année on peut citer Eugenia Almeida, Nora Herman et Susana Lastreto, de l’Argentine, Marcos Malavia, de la Bolivie, Eric de Armas et Karla Suárez, de Cuba, Gloria Cecilia Díaz et Juan Gabriel Vásquez, de la Colombie, et Jordi Soler, Guillermo Fadanelli, Fabrizio Mejía Madrid et Antonio Sarabia, du Mexique.


Ce dernier s’est rendu à la Médiathèque Cabanis et nous a parlé de son parcours en tant qu’écrivain et de son dernier ouvrage, Le Ciel à belles dents. Il a raconté les faits qui lui ont inspiré cette fiction, basée sur un épisode réel dont on sait peu de choses. Il voulait photographier le choc culturel des premiers Indiens arrivés en Europe depuis l’Amérique. Il s’est concentré plus précisément sur la vie de Cristobalillo, qui a été offert en tant qu’esclave à Bartolomé de las Casas pendant sa jeunesse. De las Casas deviendra quelques années plus tard le protecteur des Indiens en Amérique. Le Ciel à belles dents est publié en français par les éditions Métailié.


Plus d’information :

Revue Espaces Latinos

Invités Festival Belles Latinas

Biographie d’Antonio Sarabia sur Espaces Latinos

Blog d’Antonio Sarabia (en espagnol)

Site d’Antonio Sarabia


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